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Voyager au féminin

VOYAGER SEULE (OU PAS !) QUAND ON EST UNE FEMME !

Très souvent partir en solo en tant que femme peut faire peur, il y a beaucoup d’appréhension. Les freins qui reviennent le plus souvent sont la peur de la solitude, la barrière de la langue, la sécurité dans certains pays ou encore s’il arrive un souci comment le gérer.

Dans cette rubrique, je vais répondre à toutes ces interrogations. Je ne me proclame pas experte dans le domaine, cela fait 10 ans que je voyage en solo donc je vais vous partager mes expériences personnelles, qui je l’espère, répondront à vos questions.

Retrouver également diverses informations et conseils pratiques pour les femmes qui voyagent à travers le monde en solo… ou pas ! Ce blog de voyage est 100% féminin existe depuis 10 ans maintenant et avec le groupe Voyager au féminin en sac à dos qui possèdent + de 76 000 voyageuses, je prends toujours le temps de répondre aux diverses questions pour aider les futures voyageuses dans leur projet.

Ici, retrouvez divers bons plans, des retours sur du matériel tester lors de mes divers voyages et des réflexions sur mes propres expériences de voyages. Il est destiné à tous les profils, aux jeunes voyageuses, aux voyageuses expérimentés, aux mamans seules ou en couple et aux femmes retraitées.

JENNY DIAB
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MON EXPÉRIENCE : VOYAGEUSE EN SOLO

Depuis 2009, j’ai eu l’occasion d’aller en Australie, au Maroc, aux États-Unis et un peu partout en Europe en solo. Dans divers articles ci-dessous, je parle de mes expériences de ces divers pays que j’ai visités seule. Je sais que c’est assez difficile de se lancer la première fois de partir seule. Lors de mon PVT en Australie, je ne suis pas partie seule, mais au bout de deux mois, les deux personnes avec qui je suis partie sont rentrées en France. Donc je me suis retrouvée toute seule pendant 3 mois, mais ce n’était pas mon choix d’être seule. J’ai choisi de voyager seule lors de mon roadtrip en Europe avec le Pass Interrail pendant 1 mois, j’ai voyagé à travers 7 pays en visitant les capitales.

Lors des premières heures, ça peut être un peu la panique. On se retrouve loin de chez soi, on a du mal avec la solitude et la barrière de la langue peut devenir difficile.

Il y a énormément de questions qui défilent et on se demande clairement
“Pourquoi on fait ça ? Pourquoi on est là”.
Le vrai travail sur soi, il est là !

Apprendre à se contrôler et à se rappeler pourquoi on a décidé de s’engager dans ce voyage en solo. Il suffit de poser son esprit dans un endroit où on se sent à l’aise pour réfléchir à ce qu’on va faire. On sort totalement de son confort, on est perturbé et on a du mal à gérer ses émotions. Par exemple, prendre une chambre seule peut vous aider à y voir plus clair. Le fait de ne pas être oppressé dans un dortoir, avoir du calme, dormir sereinement va aider à apaiser cette panique.

Une fois reposée, utiliser internet ou un guide papier pour organiser votre visite de la journée. Faites au mieux pour être à l’aise, limite faite un mini planning de la journée. Aujourd’hui, le wifi est très pratiquement partout donc cela peut vous aider pour vous orienter. Sinon utiliser l’application Map.me qui n’a pas besoin d’internet. Une fois cette première journée passée, vous y verrez déjà plus claire et vous prendrez confiance en vous petit à petit. Parce que la clé, c’est ça, avoir confiance en vous et en votre instinct. Ne paniquez pas, posez votre esprit, soufflez, organisez-vous et foncez, le monde est beau !

ARTICLES À LIRE

PODCAST : VOYAGER SEULE À TRAVERS LE MONDE

En plus des articles, j’ai créé un podcast parlant de mon expérience en solo à travers le monde. C’est un peu plus vivant que des articles, j’ai essayé d’aborder plusieurs sujets assez détaillés. N’hésitez pas à me donner votre avis sur le sujet.

PODCAST : RETOUR D’EXPÉRIENCE SUR SAINT-JACQUES DE COMPOSTELLE EN SOLO

Ce second podcast parle de mon expérience sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. J’explique pourquoi j’ai entamé ce pèlerinage de deux mois à travers le chemin français et espagnol. Au total, 1 200 kilomètres entre chez moi, Cahors et Santiago en Espagne.

OSER : SE LANCER EN SOLO

  • Pourquoi partir seule ?

Souvent quand on décide de se lancer en solo, c’est qu’il y a une raison derrière : besoin de se retrouver et de solitude, ras le bol d’attendre les proches pour partir, un décès, une rupture, un changement professionnel, un moment de vie difficile… elle est propre à chacun. C’est rarement une mauvaise décision, bien au contraire ! C’est une bonne manière de se retrouver soit même, de prendre du temps pour soi et de profiter à son rythme sans avoir quelqu’un derrière ! En tout cas, si vous décidez de prendre ce courage, foncez !

 

  • On est jamais seule en voyage !

On décide de partir seule, mais au final, on n’est jamais seule en voyage. Tout va être propice aux rencontres d’autres voyageurs : les nombreux transports en commun, les auberges de jeunesse, une excursion à la journée ou sur plusieurs jours, un transat sur une plage, lors d’un repas, au coin d’une rue en cherchant son chemin… c’est d’ailleurs ça la magie du voyage !

Ça arrive toujours au bon moment, ça peut parfois être très réconfortant de se dire qu’on va partager un bout de notre voyage avec quelqu’un.
Une rencontre n’est pas par hasard.

Finalement la solitude en voyage, elle est présente uniquement quand on décide de ne pas se mêler aux autres. Cela peut être un choix, de rester seul(e), ça m’arrive très souvent ! Autant, j’ai pu partager des moments en voyage avec d’autres voyageurs, tant durant Compostelle, je faisais des rencontres tous les jours, mais je voulais marcher principalement seule. Il ne faut pas avoir peur de la solitude, car vous allez forcément rencontrer des voyageurs durant votre trip et vous allez pouvoir partager.

  • Séjourner chez l’habitant

Un bon moyen de pouvoir s’adapter à la vie locale est de loger chez l’habitant. Vous allez pouvoir découvrir la culture locale, pratiquer une autre langue et partager vos différences. Grâce à eux, vous allez pouvoir sortir des sentiers battus, car ils vont vous partager les bonnes adresses locales où manger, les endroits à voir absolument que les touristes ignorent, voir même jouer le rôle de guide et partager des moments de son quotidien avec vous. Bref, ils sont une mine d’informations pour votre séjour. Ils existent plusieurs plateformes pour se faire accueillir chez des locaux.

La plateforme la plus connue est Couchsurfing. Le concept est simple et gratuit. Des locaux vous proposent un canapé, une chambre d’amis gratuitement le temps de votre passage. Je ne l’ai jamais testé et j’entends des bons comme des mauvais retours. Il ne faut pas se fermer, car je pense que l’ont peut faire des supers rencontres, mais en tant que femme seule, restez vigilantes sur les profils que vous choisissez. Certains hommes prennent Couchsurfing comme une plateforme de rencontres.

Women Welcome Women est une plateforme en anglais, un peu moins connue en France, mais spécialisée pour les femmes. Elle est payante, mais cela permet une sécurité.

Le réseau Wwoofing cartonne vraiment bien, en échange de quelques jours de travail par jour, vous êtes accueillis, nourris et logés, dans une ferme dont la culture est bio. Un super concept pour éviter de dépenser lorsqu’on désire voyager longtemps et rester plusieurs semaines sur place.

  • Les réseaux sociaux, idéal pour partager un moment !

Via mon groupe de groupe 100% féminin Voyager au féminin en sac à dos, je vois souvent des messages de voyageuses qui proposent aux filles présentent dans la ville où elles sont de boire un verre ensemble. J’ai vu aussi beaucoup de posts de rencontres grâce au groupe, je trouve ça vraiment super ! Ça m’est également arrivé de le faire lorsque je suis dans un pays en solo, de rencontrer des voyageuses de mon groupe. N’hésitez pas à rejoindre le groupe pour éventuellement cherche des informations sur votre destination et pourquoi faire des rencontres.

À AVOIR, À SAVOIR : SÉCURITÉ & COMPORTEMENT

Ce n’est pas parce qu’on décide de voyager qu’on est en insécurité. L’agression peut avoir lieu partout dans le monde et près de chez vous. Notre taux de méfiance doit être parfois plus élevé, car certains pays sont très conservateurs, les relations sexuelles en dehors du mariage sont très mal vu donc une certaine frustration qui poussent les hommes à passer à l’acte avec des touristes. Nous savons que l’image des Occidentaux est une image “très ouverte” donc “filles faciles”, du coup certains prennent le droit d’une main baladeuse, de mots déplacés, mais non en fait ! Il faut essayer de ne pas s’enfermer dans un mutisme quand cela arrive, bien sûr que cela nous dépasse, souvent la peur nous tétanise. Peu importe, où cela se passe, il faut apprendre à dire non et je sais que c’est un travail très difficile.

Bien sûr que je l’ai vécu et je le vivrais encore !

Cela m’est arrivé de recevoir des propos déplacés ou des rapprochements physiques. Aujourd’hui, j’ai ce reflex assez rapide de repousser une main, un bras sur les épaules ou autour du cou et limite reculer quand on s’approche trop de moi. Je ne supporte pas qu’on soit tactile avec moi, surtout de la par d’un homme donc je mets une barrière rapidement. J’ai toujours un sac à dos, je le règle pour qu’il descende assez bas, cela évite les mains baladeuses aux fesses.

Par exemple, je me souviens qu’en Inde, durant les moments où il y avait foule, j’avais tendance à ne pas baisser la tête et regarder ce qui se passe autour du moi, parce que même si on était en groupe, il fallait montrer qu’on n’était pas perdus et que tout allait bien.

Concernant les propos, en général, je ne me laisse pas faire. Je me retourne et je réponds de façon très diplomate “Il y a un souci ?”, car si le but est de me mettre mal à l’aise, en répondant, la situation se renverse et la personne est mal à l’aise. À de nombreuses reprises, on m’a proposé de passer une nuit avec la personne, j’ai décliné poliment et la discussion s’est arrêtée là ! Je ne fais pas semblant, quand qqch me dérange, j’ai tendance à me fermer de visage, ce qui fait qu’on a plus envie de venir vers moi. Autre exemple lors de mes voyages de groupe en Inde, notre guide locale francophone, très beau garçon, m’a proposé très rapidement de venir boire un verre dans sa chambre. Je lui ai fait comprendre que non. Il n’a jamais insisté, très respectueux, par la suite, on a pu avoir des discussions très intéressantes sur les relations sexuelles et les moyens de contraception en Inde sans ambiguïté aucune.

Je ne suis pas sereine partout, j’ai aussi parfois ma phase parano qui au final me permet de toujours rester sur mes gardes sans être complètement fermée. Peu importe le pays où je suis, France ou pas, lorsque je suis à l’hôtel, je verrouille systématique ma porte. Je me balade toujours avec un cale porte sonore. Plus de détails ci-dessous.

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